|
Une prise en charge globale ![]() |
||
|
Accueil
Obésité
Traitements
FAQ
Actualité
Equipe
Contact
|
|||
![]()
|
Risques de la chirurgie(communs à toutes les interventions)Selon le registre de chirurgie bariatrique international, la cause principale de mortalité après chirurgie bariatrique est l’embolie pulmonaire. Les facteurs de risque comprennent un BMI>=60 kg/m2, un œdème chronique des membres inférieurs, le syndrome d’apnées du sommeil, des antécédents d’embolie pulmonaire. Le recours systématique à une prophylaxie anti-thrombotique par héparine de bas-poids moléculaire, prolongée au domicile, a permis de réduire drastiquement cette complication. L’insuffisance respiratoire postopératoire est favorisée par le syndrome restrictif induit par l’excès pondéral et l’augmentation de pression abdominale secondaire. Il est aggravé en postopératoire par la diminution de la ventilation diaphragmatique, par les phénomènes d’atélectasie et de surinfection secondaire. Le recours à la laparoscopie a permis de réduire la douleur postopératoire et d’obtenir une mobilisation précoce dès le lendemain de l’intervention. Le traitement médical associé à la kinésithérapie et l’assistance ventilatoire à pression positive en postopératoire immédiat ont également permis une diminution de ces complications. Complications à court termeElles comprennent les infections de paroi et les éventrations (hernies au niveau de la cicatrice opératoire).Les infections de paroi peuvent se manifester jusqu’à 3 semaines après l’intervention et nécessitent un traitement par drainage et/ou antibiothérapie, d’autant qu’elles constituent un facteur de risque pour le développement ultérieur d’éventration. L’utilisation actuelle de la laparoscopie a rendu ce type de complication beaucoup plus rare. L’apparition d’une éventration est plus fréquente chez les patients obèses. L’éventration est souvent corrigée par une intervention consistant en un renforcement de la paroi, éventuellement avec un filet. Cette complication est devenue très rare avec la laparoscopie. Complications au long termeLes déficiences nutritionnelles (déficit en protéines, en fer, acide folique, vitamine B12) doivent être dépistées. Les mauvaises habitudes nutritionnelles du patient obèse expliquent que celles-ci sont souvent présentes en préopératoire. Les chirurgies restrictives sont rarement la cause d’un déficit vitaminique postopératoire.Après bypass gastrique, la prise systématique d’un complément en minéraux et vitamines est la plupart du temps suffisante. Si la voie orale ne permet pas de normaliser le déficit, un traitement IV (fer) ou IM (vitamine B12) peut être administré. La consommation de viande est souvent réduite après une chirurgie restrictive (dysphagie) et après bypass gastrique (dégoût). La consommation de sources alternatives de protéines (poisson, œuf, produits laitiers) doit être encouragée et si nécessaire associée à des suppléments diététiques. Les phénomènes de reflux sont fréquents après une chirurgie restrictive et imposent un contrôle endoscopique régulier. L’apparition de lithiases vésiculaires (pierres dans la vésicule) est plus fréquente après un amaigrissement rapide. L’ablation de la vésicule durant la chirurgie sera basée sur une analyse du risque associé à cet acte supplémentaire en fonction du patient. La présence de pierres dans la vésicule, détectée en préopératoire, conduira souvent à une cholécystectomie durant la chirugie bariatrique. |